Vaa, atelier d'architecture
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kantoren

1410_ARMEE

  • Situatie: 1040 BRUSSEL (Etterbeek)
  • Project management: MDW ARCHITECTURE v.b.a.
  • Programma: Appartement en kantoorgebouw
  • Missie type: Opvolging van het werf (budget)
  • Afmeting: 950,00 m²
  • Budget: Niet gecommuniceerd
  • Staat: Voorlopige oplevering : juni 2016
  • Samenwerking: MDW (Projectleider)

 

_EEN ARCHITECTENBUREAU IN DE VOORMALIGE KANTOREN VAN EEN HAUTE-COUTURE HUIS

Dit zeer mooie gebouw, gebouwd in 1926 voor het Maison de Haute-couture SMETS, is sinds 2016 de thuisbasis van de kantoren en de infrastructuur van het architectenbureau MDW.


De gevel in de stijl van Beaux-Arts omringt de zeer goed bewaarde interieurs in Art-Deco stijl.


Het perceel, dat voor bijna 100,00% bebouwd is, omvat een meer traditioneel gebouw met een weggevel waarin de administratieve functies van het kantoor en de woningen zijn ondergebracht, terwijl de achterkant van het perceel wordt ingenomen door het architectuuratelier. De totale oppervlakte van het complex is 950,00 m². Het project omvatte de sloop van een voormalig kantoorgedeelte dat de centrale patio beslaat, waardoor het geheel wordt ontsloten en er een verbinding ontstaat tussen het weg- en het achterste deel van het terrein.


De site werd op technisch en budgettair vlak opgevolgd.

0208_SAINT-BONIFACE

  • Situatie: 1050 BRUXELLES (Ixelles)
  • Project management: BR INVEST s.a., van der PLANCKE, BOUCHAT
  • Programma: Immeuble à appartements et bureaux
  • Missie type: Complète, direction des études
  • Afmeting: 630,00 m²
  • Budget: 930.000,00 € HTVA et honoraires
  • Staat: Réception définitive : juin 2007
  • Samenwerking: 3E (ICT), Van Ransbeek (ICS)

 

_UNE CREATION GEOMETRIQUE DANS LE QUARTIER ART NOUVEAU DE SAINT-BONIFACE

Implantée au cœur d’un quartier architecturalement très représentatif et au centre d’un contexte bâti cohérent, la nouvelle architecture proposée pour le 24 de la rue Saint-Boniface a fait débat !

Le débat douloureux dans l’instant, s’est révélé être le moteur d’une maturation du concept architectural sans tomber dans le travers de la compromission. Le recul de ses presque quatre années de « vie » nous renforce dans cette idée. Les différents organes et instances de décisions en passant par les organisations de défense du patrimoine ont posé un débat juste.

L’Echevin de l’urbanisme de l’époque, en parlant de la façade existante du 24, rue Saint-Boniface, mentionnait son aspect lisse en tant que qualité. Cette réflexion est restée dans l’esprit des auteurs de projet. Contrairement aux propositions faites jusque là, la façade, qui serait finalement retenue, ne devait pas tomber dans le travers de la mise en exergue du détail technique et technologique ou de l’ornementation entrainant une lisibilité amoindrie mais devait offrir avant tout des surfaces lisses où glisse le regard s’affirmant avant tout par une composition générale claire de pleins et de vides renforcée par une chromatique binaire. Le dialogue avec les façades adjacentes de composition « classique » pour l’une et «art nouveau » pour l’autre n’en serait que favorisé.

 

« son aspect lisse en tant que qualité »

_Yves ROUYET, Echevin de l’Urbanisme, Administration Communal d’Ixelles

 

La pierre calcaire blanche de Lens, utilisée en parement, et la tôle d’aluminium et châssis noirs ceinturant les ouvertures constituent les ingrédients. Blanche, la pierre ferme la façade et accroche la lumière. Noirs, la tôle d’aluminium, les châssis ainsi que les vitrages ouvrent la façade et offrent la profondeur.

Sa composition géométrique, soit la mise en musique de ces deux ingrédients, s’aligne sensiblement sur la matrice de composition des façades bruxelloises du début du siècle et sur les grandes lignes structurantes des façades formant le front bâti :

_horizontalement tout d’abord, par l’affirmation d’un registre de rez-de-chaussée assez haut. Etant donné les hauteurs faibles des deux premiers niveaux de l’immeuble, l’association de ces deux derniers dans la composition de façade a permis d’obtenir une proportion d’assise en cohérence avec les compositions des façades adjacentes. L’association des deux premiers niveaux a également permis l’affirmation de l’entrée de l’immeuble. Le deuxième étage affirme, qu’en à lui, un point d’articulation particulier et marque la séparation et le démarrage de la partie supérieure de la façade. Les niveaux se lisent donc selon le rythme suivant : 2 (rez-de-chaussée et 1er étage) +3 (2ème, 3ème et 4ème étage) ;

_verticalement ensuite, par une travée légèrement plus étroite davantage fermée aux étages contenant l’entrée et les pièces de service et circulations et une travée légèrement plus large généreusement vitrée contenant les pièces de vie. L’ouverture formant l’entrée dans la travée étroite au rez-de-chaussée et 1er étage répond aux ouvertures des pièces de vie aux niveaux 2ème, 3ème et 4ème dans la travée adjacente. L’opacité de la porte de garage totalement intégrée dans la façade au rez-de-chaussée de la travée large répond aux grandes zones de parement au 2ème, 3ème et 4ème dans la travée opposée. Le tout offre une composition croisée dynamique, un damier simple composé de quatre cases.

 

« Une dimension graphique surprenante et compatible avec l’enfilade existante »

_Philippe BOVY, Ixelles, Guides de la Région Bruxelloise, Editions CFC, pp.21-22

 

Bien que l’immeuble comporte six niveaux (ou cinq étages), la composition de façade se lit sur les cinq premiers. Le sixième niveau conservé en retrait a été recouvert d’un bardage métallique sombre afin d’offrir un niveau de lecture différent. Le garde-corps de la terrasse avant à ce niveau et dans le plan de la façade offre une terminaison « transparente » à cette dernière.

En façade arrière, de larges terrasses sur ossature métallique et plancher caillebotis offrent le confort d’espaces extérieurs très bien orientés tout en occultant que très faiblement. Les baies placées en retrait sur cette façade permettent une lecture très claire des pleins et des vides, l’accrochage formel des terrasses et la diminution des vues directes d’une terrasse sur l’autre.

 

_MIXITE FONCTIONNELLE

La configuration de l’immeuble et ses dimensions ont permis l’implantation de stationnements, une surface de bureau (profession libérale) au 1er étage de près de 50 m² et quatre logements deux chambres du 2ème au 5ème étage d’approximativement 100 m².

 

_PERFORMANCE ENERGETIQUE

Le projet a mis l’accent sur les moyens passifs et actifs de préservation de l’énergie ou de sa récupération.

Le renouvellement complet de la façade avant ainsi que la mise en place de bardage métallique isolé en façade arrière ont permis de renforcer substantiellement le niveau d’isolation général d’un bâtiment originellement peu favorisé de ce point de vue. Un grand ensemble en profilé aluminium sans rupture de pont thermique, vitrage simple et allèges « glazal » fermait la façade avant. Une maçonnerie de brique pleine fermait presque totalement la façade arrière.

Une isolation de l’extérieur de l’enveloppe de déperdition a permis une élimination presque complète des ponts thermiques.

Un système de panneau solaire thermique commun à la copropriété complète les moyens passifs.

Dans le cadre de l’utilisation efficiente des ressources, la réutilisation d’un immeuble et d’une structure existante constitue sans doute le gain majeur. Les fondations, l’ensemble de l’ossature métallique, les dalles de plancher en béton, la charpenterie ainsi que les étanchéités des toitures plates en passant par l’escalier intérieur et même l’ascenseur ont été intégralement récupérés. Sans parler du réinvestissement d’un immeuble mitoyen offrant une grande compacité et des surfaces de déperditions réduites.

Enfin, dans le cadre de l’amélioration de l’environnement visuel, la grande toiture plate, en intérieur d’îlot, au niveau du 2ème étage sert partiellement du support à une terrasse largement végétalisée.